ChatGPT web au travail : le rappel suédois sur vos données
En bref
Selon le gouvernement suédois, depuis le 26 octobre 2026 les agents des ministères n'ont plus le droit d'ouvrir ChatGPT et Claude en version web sur un ordinateur professionnel, pour des risques de sécurité liés aux données. La mesure porte sur l'accès par le navigateur, pas sur les modèles. Un contrôle à l'Agence suédoise des transports avait fait apparaître des usages considérés comme un problème dans les services publics.
Ce que ça change pour une PME
Cette mesure vise les services de l'État suédois, pas votre entreprise : elle n'ajoute aucune obligation en Belgique, en France ou au Luxembourg. Elle met toutefois en lumière un risque déjà courant dans une PME de 10 à 250 personnes, celui de coller des informations internes ou clients dans un chatbot grand public ouvert dans le navigateur. Stockholm craint, selon sa communication, que ces informations soient conservées et réemployées pour faire progresser les modèles. Copilot reste autorisé là-bas parce que, d'après le gouvernement suédois, un accord de sécurité existe et qu'un test a été passé ; le critère concret pour vous est un cadre contractuel sur les données, pas un outil web ouvert.
Ce que vous pouvez faire
- Vérifiez si vos équipes collent des données clients, RH ou internes dans ChatGPT ou Claude ouverts dans le navigateur.
- Demandez si vos outils d'IA reposent sur un contrat de sécurité et de traitement des données, comme celui cité pour Copilot en Suède.
- Limitez l'accès aux chatbots grand public sur les postes de travail tant que des données sensibles peuvent y être saisies.
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