Mémoire des chatbots : un enjeu RGPD pour votre PME
En bref
Des chercheurs du Max Planck Institute for Software Systems, dont Abhisek Dash, ont étudié la mémoire de ChatGPT. En février 2026, ils ont analysé 1 058 conversations et 22 971 échanges. Selon eux, 91 % des utilisateurs avaient des données personnelles en mémoire, et 54 % des données sensibles au sens du RGPD.
Source : Next - « La mémoire des chatbots IA crée des autoportraits algorithmiques des utilisateurs »
Ce que ça change pour une PME
Si vos équipes utilisent ChatGPT avec la mémoire activée, des données personnelles et parfois sensibles peuvent être conservées. Dans l'échantillon de février 2026, 96 % des mises à jour de mémoire étaient déclenchées par le système, et non par l'utilisateur. Pour une PME, le risque RGPD augmente dès que des informations de clients ou de salariés apparaissent dans ces échanges. OpenAI a modifié cette mémoire depuis juin, en synthétisant les informations de façon continue ; les chercheurs estiment toutefois que les questions de sensibilité des données et de maîtrise par l'utilisateur restent pertinentes.
Ce que vous pouvez faire
- Vérifiez si la mémoire est activée sur les comptes ChatGPT utilisés dans votre entreprise.
- Demandez par écrit à vos équipes de ne pas y coller de données de clients, de salariés ou de santé.
- Mentionnez l'usage des chatbots dans votre registre des traitements et vos règles internes.
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